de Hakim BAH (Guinée)
RFI, les voix du monde
Ce texte est écrit suite à une commande du Théâtre de la Folle Pensée à Saint-Brieuc dans le cadre du projet « Portrait avec Paysage »
Le texte est édité chez Lansman
En public
Durée : 1h
entrée libre
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Un jeune homme, né dans le camp de Boiro à Conakry, sous la dictature de Sékou Touré, a été témoin de la mort publique de son père, exécuté par pendaison le 25 janvier 1971. Le personnage nous fait revivre son regard d'enfant de ce jour-là, sous l'emprise du cadavre de son père, gravé depuis « au fond de son oeil ». Le pont du 8-Novembre, pont des exécutions collectives, a été démoli le 10 mars 2012 pour construire un échangeur routier. Dans un geste qui semble vouloir évacuer ce sinistre épisode, c'est une partie de l'histoire guinéenne que l'on a dérobée au visible. Les organisations humanitaires estiment que 50 000 personnes sont mortes dans ce camp de Boiro entre 1960 et 1984.
Poète et dramaturge, Hakim Bah est né en 1987 à Mamou en Guinée. Directeur de la compagnie Zone de Turbulence, il a suivi des formations en écriture dramatique avec Roland Fichet, en mise en scène avec François Rancillac et Kouam Tawaet bénéficie du soutien de l'Institut Français dans le cadre du programme « Visa pour la création ». il est à ce jour l'auteur de quatre textes publiés dont un recueil de poèmes L'envers en vers , et de pièces de théâtre Sur la pelouse, Ticha-Ticha, Le cadavre dans l'oeil ...
Texte lu par Denis Lavant
Metteure en scène Catherine Boskovitz
En partenariat avec RFI
Avec le soutien de la SACD et de Beaumarchais-SACD