© La Compagnie des Indes
d'après "Le Chemin de Damas" d'August Strindberg
Mise en scène, adaptation et traduction
JONATHAN CHÂTEL
Thélus-Arras
Création 2015
Durée : 1h40
Tarifs : de 28€ à 10€
|
S 4 20h |
D 5 20h |
L 6 |
M 7 20h |
M 8 20h |
J 9 20h |
V 10 20h |
S 11 20h |
D 12 |
L 13 |
M 14 |
M 15 |
J 16 |
V 17 |
S 18 |
D 19 |
L 20 |
M 21 |
M 22 |
J 23 |
V 24 |
S 25 |
|
Un homme sans nom, une dame qui erre, un coin de rue ; le cadre de départ d'Andreas, l'adaptation de la première partie du Chemin de Damas que livre Jonathan Châtel réunit les conditions d'un possible renouveau pour l'Inconnu inventé par Strindberg. Exilé en terre étrangère et défait de ses liens sociaux, il attend sans savoir. Une disparition ? Un retour à la vie ? La rencontre de la Dame ouvre l'espoir de retrouver l'enfance et donc un avenir, mais le passé et ses spectres peuvent l'emmener sur d'autres voies. Laquelle prendre pour se perdre ou pour se reconnaître ? En traduisant et en adaptant la grande fresque d'August Strindberg, dans laquelle il voit un élan de réinvention, Jonathan Châtel accentue les effets de miroir entre les personnages qui entourent l'Inconnu. Déjà vu, rappelé sous une forme nouvelle, chacun provoque un trouble semblable au rêve où plusieurs figures portent un même visage. Ce jeu de rêve permet de lever le voile sur le nom oublié de l'Inconnu, Andreas, met en scène son face-à-face avec l'Absolu et interroge le combat d'un homme contre ses démons.
Formé comme acteur, diplômé en philosophie et en études théâtrales, Jonathan Châtel joue, écrit et met en scène avant de partir vivre durant trois ans à Oslo. À son retour, il fonde avec la dramaturge Sandrine Le Pors la compagnie ELK. Dans cet élan, il traduit, adapte et met en scène Petit Eyolf d'Henrik Ibsen en 2012. Parallèlement scénariste pour la bande dessinée (Kirkenes, Les Enfants rouges), coréalisateur de documentaire (Les Réfugiés de la nuit polaire) et professeur d'études théâtrales à l'université (UCL, Belgique), Jonathan Châtel diversifie ses approches afin de nourrir sa création théâtrale. Franco-norvégien, il tient peut-être du Nord une sensibilité accrue aux variations de lumière, à la puissance des éléments naturels et à leur influence sur les voix et sur les mouvements des corps. Peut-être aussi est-ce une passion première pour le dessin qui le conduit à chercher l'intensité du théâtre dans l'épure et la clarté des lignes.
Né en 1849 à Stockholm, August Strindberg a connu le succès par ses oeuvres et le bonheur dans les premières années d'un mariage lorsqu'en 1883, poussé par les critiques et sa propre névrose, il entame de longues années d'errance. En crise, après un procès et des divorces, dans la douloureuse période que décrit son récit Inferno, il renonce à l'écriture, vit reclus à Paris et se consacre à l'alchimie. En 1898, pourtant, Strindberg écrit d'un seul geste la première partie du Chemin de Damas (Till Damaskus) qui signe sa réconciliation avec le théâtre et la vie. En 1907, il fonde le Théâtre Intime dont il rêvait.
Mise en scène, adaptation et traduction Jonathan Châtel
Collaboration artistique Sandrine Le Pors
Scénographie Gaspard Pinta
Lumière Marie-Chrstine Soma
Musique Étienne Bonhomme
Costumes Fanny Brouste
Assistanat à la mise en scène Enzo Giacomazzi
Avec Pauline Acquart La Fille, La Religieuse
Pierre Baux Le Médecin, Le Mendiant, Le Vieillard
Thierry Raynaud L'Inconnu
Nathalie Richard La Dame, La Mère
Production Compagnie ELK
Coproduction Festival d'Avignon, La Commune Centre dramatique national d'Aubervilliers, Tandem Douai-Arras Scène nationale, Théâtre Olympia Centre dramatique régional de Tours, le phénix Scène nationale de Valenciennes, Le Festival d'Automne à Paris
Avec le soutien de la Région Nord-Pas de Calais et de la DRAC Nord-Pas de Calais-Ministère de la Culture et de la Communication
Avec l'aide du Studio Théâtre de Vitry et du Théâtre du Nord Centre dramatique
national de Lille-Tourcoing
Pièce (dé)montée,
dossier pédagogique réalisé par Canopé
Programme de salle
Télécharger le PDF
Bibliographie August Strinberg réalisée par la BnF - Maison Jean Vilar
Télécharger le document