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    • ARCHIVES 2015 / Juliette et Justine, le vice et la vertu

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en images

© La Compagnie des Indes

Juliette et Justine, le vice et la vertu © Christophe Raynaud de Lage

 

présentation

  • Et si Justine et Juliette étaient la même personne ? Et si la vertu de l'une et le cynisme de l'autre n'étaient que l'envers et l'endroit d'une seule âme ? Tel est le pari du montage de Raphaël Enthoven qui, s'appuyant sur Justine ou les Malheurs de la vertu et L'Histoire de Juliette ou les Prospérités du vice, met en dialogue deux visions du monde qui sont aussi deux dispositions du caractère. À ces deux figures, il fallait un seul visage qui donnât à la discussion entre le vice et la vertu l'ampleur d'un dialogue intérieur : qui mieux qu'Isabelle Huppert pouvait accomplir une telle performance ? Alternant à l'envi les péripéties et les considérations philosophiques de ces romans picaresques et théoriques à la fois, entremêlant le récit d'orgies atroces et la vaine ferveur des prières,le montage donne au talent d'Isabelle Huppert l'occasion d'incarner simultanément, comme le combat du jour et de la nuit, celle qui souffre et celle qui jouit. Justine est vertueuse, croit en un Dieu qui l'a délaissée, et dispose d'un corps que d'innombrables outrages ne parviennent pas à souiller. Juliette est affreuse – ou joyeuse –, ne croit qu'en son plaisir et constate que, quand on lui ressemble, on est heureux...Qui choisir ? Qui préférer ? Faut-il préférer la vertu qui souffre au crime qui paie ? Faut-il haïr un ciel vide ? Et surtout : vaut-il mieux subir l'injustice que la commettre ?

    Connue et reconnue pour ses interprétations au cinéma, deux fois récompensée au Festival de Cannes, Isabelle Huppert s'est formée au jeu à l'École de la Rue Blanche – devenue l'ENSATT –, puis au Conservatoire national, notamment auprès d'Antoine Vitez. Parallèlement à son parcours cinématographique auprès des plus grands réalisateurs, Isabelle Huppert répond sur les planches aux exigences de prestigieux metteurs en scène. Avec Peter Zadek, elle crée Mesure pour Mesure de William Shakespeare en 1991. Robert Wilson lui confie les mots de Virginia Woolf dans Orlando en 1993, puis ceux d'Heiner Müller dans Quartett en 2006. En 2000, Isabelle Huppert entre à Avignon par la grande porte avec Médée d'Euripide, mise en scène par Jacques Lassalle dans la Cour d'honneur du Palais des papes, avant de se consacrer à 4.48 Psychose de Sarah Kane créée par Claude Régy en 2002. En 2005, elle joue Hedda Gabler d'Henrik Ibsen dans une création d'Éric Lacascade. Elle prend part à l'adaptation que livre Krzysztof Warlikowski d'Un tramway nommé désir de Tennessee Williams en 2010 à l'Odéon-Théâtre de l'Europe, où elle travaille ensuite avec Luc Bondy dans sa mise en scène des Fausses Confidences de Marivaux.

    Né en 1740, Donatien Alphonse François de Sade, dit le Marquis de Sade, mène, bien que marié, une vie de débauche qui lui vaut une première série de condamnations. C'est d'ailleurs à la Bastille qu'il compose ses premières oeuvres dont Les Cent Vingt Journées de Sodome. Libéré et divorcé, il écrit des drames moraux qui sont joués au théâtre mais, en 1793, son Discours aux mânes de Marat et de Le Pelletier le reconduit en prison. À nouveau libre, il publie La Philosophie dans le boudoir en 1795, avant d'être écroué une dernière fois sous Bonaparte pour L'Histoire de Juliette ou les Prospérités du vice. 

  • Distribution

    Texte réunis par Raphaël Enthoven
    Lumière Bertrand Killy
    Avec Isabelle Hupert 

    Production

    Production Les Visiteurs du Soir

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