© La Compagnie Des Indes
Conception et chorégraphie FATOU CISSÉ
Dakar
Création 2015
Durée : 1h05
Tarifs : de 28€ à 10€
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S 4 |
D 5 |
L 6 |
M 7 |
M 8 |
J 9 |
V 10 |
S 11 |
D 12 |
L 13 |
M 14 |
M 15 |
J 16 20h |
V 17 20h |
S 18 20h |
D 19 20h |
L 20 |
M 21 20h |
M 22 20h |
J 23 20h |
V 24 |
S 25 |
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Un ring, un podium, une agora, une scène : le cercle décrit par Fatou Cissé est tout cela. En son sein, chaque geste, chaque regard fait sens. Ce cercle est le lieu du Tanebeer, une pratique ancestrale réservée aux femmes dans la société sénégalaise. Autrefois organisé à l'occasion des mariages ou en l'honneur de personnalités importantes, ce bal a lieu dans la rue et dans les arrière-cours des quartiers populaires. Les femmes y rivalisent d'excentricité, se livrant à des danses à forte charge sexuelle entraînées par une formation de percussionnistes – le sabar –, arborant parures, maquillage et vêtements d'exception. Le Tanebeer est un espace de réalisation où les femmes s'affranchissent de leurs obligations et de la tradition pour devenir qui elles souhaitent. Mais il est aussi un moment de régulation sociale, de règlement de comptes où rivalité et solidarité se confondent. Fatou Cissé rassemble autour d'elle quatre femmes et un homme, sénégalais et burkinabés, pour donner à voir, sous forme de défilé, cette cérémonie qui oscille entre clubbing et danses traditionnelles, transgression sociale et adhésion à la société de consommation.
Le solo de Fatou Cissé Regarde-moi encore a fait sensation en 2013 sur les scènes européennes. La chorégraphe y évoquait la condition des femmes au Sénégal, exprimant en particulier l'ambivalence entre modernité galopante et traditions toujours prégnantes. Une recherche amorcée dans son premier solo, Xalaat (« Pensées » en wolof) et qu'elle poursuit aujourd'hui dans sa première pièce de groupe : Le Bal du Cercle. Formée à la danse moderne et classique aux côtés de son père, ancien directeur du Ballet national du Sénégal, Fatou Cissé approfondit sa connaissance des danses traditionnelles sénégalaises et guinéennes avant de découvrir, au début des années 2000, les formes contemporaines de la création chorégraphique. Rejoignant le chorégraphe Andréya Ouamba au sein de la compagnie 1er Temps, elle développe peu à peu un style caractérisé par une attention extrême aux postures, aux regards et aux gestes inspirés notamment des « manières » dont sont assorties les paroles en Afrique de l'Ouest. Sa danse extrêmement concentrée, précise, joue avec l'espace et le temps comme avec un élastique, passant d'un intime chuchotement à une théâtralité assumée.
Conception, chorégraphie et mise en espace Fatou Cissé
Scénographie Jean-Christophe Laquetin
Création musicale Mor Ndoye Ndiaye
Lumière Georges Lavaudant
Costumes Madelein Sylla
Fatou Cissé, Bamba Diagne, Alicia Gomis, Salamata Kobré, Rose Mendy, Mariam Traoré
Production Compagnie Fatou Cissé
Production déléguée Interarts Lausanne
Coproduction Centre de développement chorégraphique Toulouse Midi-Pyrénées, Atelier Aex Corps
Avec le soutien de l'Institut français dans le cadre du programme Aide à la création, du Programme Pamoja, groupe des États ACP soutenu par l'Union européenne, du Ballet Preljocaj
Avec la collaboration des studios Kabako et de l'association 1er Temps
Le Festival d'Avignon reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas pour les représentations du Bal du Cercle.